Preuve de plus, s'il en était besoin, que l'anonymat parfait n'existe pas, n'existera jamais, sur le web.
Nous sommes à Saint-Louis, dans le Missouri. Un journal local, le St. Louis Post-Dispatch, publie sur son site web un article ouvert aux commentaires sur le thème : "La chose la plus dingue que vous ayez jamais mangée". Un petit malin, anonyme, poste en guise de commentaire un mot très grossier désignant une certaine partie de l'anatomie féminine. Le sang du responsable des médias sociaux au journal ne fait qu'un tour : il supprime le commentaire. Ni une, ni deux, le petit malin re-publie son éclair de génie. Que fait le responsable du site web ? Eh bien il récupère l'adresse IP du commentateur (facile, elle est incluse dans l'e-mail de notification de commentaire), effectue une rapide recherche, et découvre qu'elle provient d'un école du coin. Il appelle donc l'école, qui, ne riez pas, mène son enquête, et trouve rapidement le coupable, qui avoue et, apparemment, "démissionne sur le champ". Évidemment, le Post-Dispatch devrait, comme la plupart des autres journaux, comprendre que la protection de l'identité de ses commentateurs anonymes est essentielle pour préserver l'image, sinon l'intégrité du journal. Mais au lieu de ça, le rédacteur en chef du site, Kurt Greenbaum, se vante du résultat obtenu et semble même vouloir en faire un exemple. Bigre... Répétons-le : il n'existe pas d'anonymat en ligne. Il existe, en revanche, des degrés d'anonymat.Source : Ars Technica.
Comments (3)
@detoutderien : bien vu aussi, mais ce n'est pas exactement la même chose : écrire un gros mot et critiquer un projet de loi. Une situation relève de la bêtise humaine, l'autre de la confusion des genres.
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