De l'importance relative du nombre de followers sur Twitter

Marion a vécu exactement la même expérience que moi : elle a vu son nombre de followers exploser du jour au lendemain lorsque Twitter l'a intégrée sur la liste des utilisateurs suggérés pour le public français. Elle approche des 30 000 "abonnés", moi des 25 000. Je souscris totalement à son observation :

Alors, pourquoi malgré un nombre assez impressionnant de gens qui me suivent, tout ceci n’a strictement pas la moindre importance ?

Tout simplement parce qu’on n’a aucun moyen de savoir si ces utilisateurs sont vraiment actifs, s’ils continuent de tweeter et de savoir s’ils prêtent attention à ce que je dis ou non. Ensuite parce que une immense majorité des replies que j’obtiens de ces nouveaux utilisateurs, ils sont faciles à repérer, sont de bonnes vieilles tentatives de drague façon caramail « slt sa va ? », des replies vides, des trucs totalement à côté, ou bien anti daté du genre une réponse un mois après un tweet.

Bon, je dois avouer recevoir un peu moins de tentatives de drague façon caramail — on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. Et depuis que la liste des utilisateurs suggérés n'est plus automatiquement ajoutée à chaque nouvel utilisateur, je suis passé de plus de 500 nouveaux followers par jour à une petite centaine maxi, parfois moins.

Mais effectivement, passer de 1 000 à 25 000 followers n'a pratiquement rien changé à ma pratique de Twitter, et je pense que les personnes qui découvrent mon compte sont plus intriguées que réellement "impressionnées" par le chiffre. Enfin, j'espère pour elles :)
Wednesday, March 3, 2010 — 5 comments

Apple, entreprise totalitaire ?

Le hasard fait parfois bien les choses. Ou pas.

Alors que Vogelsong s'amusait hier, sur Twitter, à comparer Apple à une "entreprise totalitaire", Jérémy Dahan, fondateur de l'éditeur d'applications iPhone SoWhaat, nous apprend aujourd'hui qu'Apple a retiré sans le moindre préavis ses applications un peu "osées" (mais sans nudité) dans la nuit de jeudi à vendredi. Des applications qui avaient pourtant reçu la bénédiction renouvelée du constructeur.

Jérémy s'inquiète des conséquences pour la survie de son entreprise, et il ne doit pas être le seul : TechCrunch confirme que son cas n'est pas isolé : apparemment, Apple aurait décidé de faire le ménage parmi les applications "sexy". Une initiative assez incertaine du point de vue de l'image de marque, surtout après l'imbroglio Google Voice.

En outre, alors que l'arrivée imminente de l'iPad pourrait généraliser le modèle de l'AppStore (dans lequel chaque application doit recevoir une autorisation avant publication) au-delà de la plateforme mobile, il est probablement temps de mettre les avantages du système (simplicité, sécurité accrue, maîtrise de l'expérience utilisateur par Apple) en balance avec un inconvénient non négligeable : l'incertitude économique pour les développeurs. Jérémy écrit d'ailleurs : "Du jour au lendemain, c'est tout notre business plan qui est remis en cause..." Un tel modèle est-il viable sur le long terme ?

Vogelsong n'a pas résisté au plaisir de me renvoyer en pleine figure ma réponse d'hier : qu'une entreprise n'a pas vocation à être démocratique. Et en effet, la publication — et, on le voit, le maintien — de toute application sur l'AppStore ne dépend au final que du bon vouloir de la firme de Cupertino. Une situation vécue par les petits éditeurs comme SoWhaat comme un abus de position de dominante.

Il est évidemment excessif — et un peu hors-sujet — de parler, en l'espèce, de "totalitarisme" de la part d'Apple. Mais il ne fait aucun doute qu'en matière commerciale comme en politique, la tentation de l'arbitraire finit toujours par se retourner contre les puissants.
Friday, February 19, 2010 — 2 comments

L'ère de l'interdépendance

J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer en quoi je considère que la crise économique actuelle doit avant tout être considérée comme une crise de l'information — et plus précisément de l'information financière.

Dans le même ordre de pensée, mais de façon plus globale et brillante, Scheiro a mis la main sur cette extraordinaire citation de l'inventeur américain Daniel Hillis :

Nous avons incarné notre rationalité dans nos machines et leur avons délégué nombre de nos choix et de ce fait nous avons créé un monde au-delà de notre propre compréhension. Ce siècle commence avec une note d’incertitude. Nous nous apprêtons à vivre une crise financière causée par la mauvaise conception informatique des risques de notre système bancaire, nous débattons du changement climatique autour de ce que les ordinateurs prédisent des données. Nous avons lié nos destinées, pas seulement entre nous tout autour du monde, mais à nos technologies. Si le thème des Lumières était l’indépendance, notre propre thème est l’interdépendance. Nous sommes maintenant tous reliés, les humains et les machines. Bienvenue à l’aube de l’intrication.

Ce passage montre parfaitement le lien entre les différentes lames de fond qui contribuent à la transformation du monde tel que nous le connaissons — ce que Tom Friedman appelle 'l'aplanissement du monde".

Dans un monde aux interconnexions aussi nombreuses et complexes, il n'est pas de question plus importante que celle de la sauvegarde, en contrepoids, des libertés individuelles.
Friday, February 12, 2010 — 6 comments

Pour Hugo Chavez, Twitter est une "menace terroriste"

Décidément, la cote de Twitter en Amérique du Sud baisse à vue d'oeil : après le Mexique, c'est au tour du Venezuela (mais c'était prévisible) de chercher à contrôler ce service en particulier et les réseaux sociaux en général, considérés par Chavez comme "des menaces terroristes"*.

Ça doit faire plaisir à nos Frédéric nationaux, Lefebvre et Mitterrand, de se découvrir chaque jour de nouvelles sources de proximité intellectuelle. Vous me direz, on a les amis qu'on peut.

(Source : Boing Boing)

* Lien en espagnol.
Thursday, February 4, 2010 — 5 comments

Blogueurs, créez (gratuitement) votre propre application iPhone !

Un petit billet d'autosatisfaction en milieu de semaine, ça ne peut pas faire de mal : après quelques semaines de test, je suis heureux de vous annoncer la disponibilité de ma propre application iPhone !

Au menu : consultation de ce blog, de mon flux Twitter et de mes vidéos YouTube (pas encore très nombreuses). Illustration :

Capture application iPhone

Du point de vue du personal branding, je trouve le concept très intéressant, et pas seulement pour des raisons d'égo. :) Pratiquement tous les journaux et magazines dignes de ce nom ont leur application ; les premiers livres électroniques apparaissent également sous cette forme ; alors pourquoi pas les blogs ? 

Cette prouesse technique :) est rendue possible grâce aux services d'une startup sino-américaine, MotherApp, qui permet aux blogueurs de "transformer" gratuitement leur blog en application iPhone. Le blogueur fournit le flux RSS de son blog ainsi que ses identifiants Twitter et YouTube, et MotherApp s'occupe de tout le reste, de la conception de l'application jusqu'à la soumission auprès d'Apple. En deux ou trois semaines, l'affaire est dans le sac, avec en bonus une assistance d'une rare disponibilité.

Pour télécharger l'application, cliquez ici (lien iTunes) ou recherchez "Rubin Sfadj" (sans guillemets) dans l'AppStore à partir de votre iPhone.

N'hésitez pas à me faire connaître vos impressions : que pensez-vous de cette idée ? l'application est-elle bien conçue ? J'attends vos commentaires !

Thursday, February 4, 2010 — 8 comments

L'état de l'Internet 2009 : infographie

 

Wednesday, February 3, 2010 — 0 comments

Comment on pousse les hébergeurs à la censure

À toutes fins utiles, je publie ici la conversation que j'ai eue par mail hier soir avec Fabrice Epelboin, éditeur de ReadWriteWeb France, à propos d'un arrêt rendu le 14 janvier 2010 par la cour de cassation en matière de responsabilité de l'hébergeur de contenus sur Internet.

Rappel rapide du contexte :

1. En droit français et à l'époque des faits (2002), un hébergeur de contenus sur Internet ne peut être déclaré responsable des contenus qu'il abrite dès lors que sa mission ne dépasse pas le cadre de la prestation technique. Si, au contraire, il dépasse ce cadre, il encourt le risque d'être considéré comme un "éditeur de contenus" au sens de la loi, et donc d'être tenu responsable de la publication des contenus litigieux.

2. En l'espèce, la société Tiscali hébergeait un site diffusant sans autorisation des bandes dessinées protégées par le droit d'auteur. Elle a été condamnée pour contrefaçon au motif qu'en affichant des publicités sur les pages hébergées, elle devenait éditeur et non plus hébergeur.

3. Il se trouve que le conseiller à la cour de cassation en charge des questions de propriété littéraire et artistique (très probablement à l'origine de la solution de l'arrêt, donc) n'est autre que Marie-Françoise Marais, la présidente de la HADOPI.

Fabrice m'a donc demandé des précisions quant à la portée de cette décision, que je vous livre sans plus attendre.

---------- Forwarded message ----------
2010/2/2 Fabrice Epelboin

 

Bonjour Rubin,

j'ai une petite angoisse - très liée à mon incapacité à comprendre le
domaine juridique - que tu peux certainement apaiser (ou renforcer,
c'est selon).

Mon impression est que la protection de la LCEN apportée aux
hébergeurs est en train d'etre battue en brèche, et que l'on
s'achemine vers une responsabilité de ceux qui étaient naguère des
hébergeurs. Typiquement, si un service qui héberge des contenus
utilisateurs, du fait qu'il affiche de la pub pour rentabiliser son
service, devient responsable, il devra mettre en place une 'police'
internet ce qui rendra son service impossible à rentabiliser. A terme,
plus de web 2.0, ou tout du moins, plus de web 2.0 gratuit...

En gros, c'est ACTA qui arrive...

Mes angoisses sont justifiées ?

++

Fabrice

 

From: Rubin Sfadj
Date: 2010/2/2
Subject: Re: Le droit, c'est du chinois (pour moi) ;-)
To: Fabrice Epelboin


Salut,

Tes angoisses sont-elles justifiées ? Oui et non.

Pour apaiser les angoisses : 

D'un côté, l'arrêt que je t'ai transmis (rendu par la première chambre civile de la cour de cassation où officie Marie-Françoise Marais en qualité de conseiller en charge des questions de propriété intellectuelle) est rendu sous l'empire d'une loi ancienne, datant de 2000. C'est-à-dire avant la LCEN. Donc au moins théoriquement, la situation ne serait pas la même s'agissant de faits datant d'après juin 2004.

J'écris "au moins théoriquement", parce que très concrètement rien ne s'oppose à ce que la cour tienne le même raisonnement sur la base de la LCEN. En matière de "safe harbor", je ne vois pas, comme ça, à chaud, la différence entre la loi ancienne et la LCEN. Je peux me tromper : je te réponds au fil du clavier, sans mes bouquins sous la main.

Mais pour les justifier :

Depuis la loi du 1er août 2000, applicable en l'espèce, les FAI et les hébergeurs "sont tenus de détenir et de conserver les données de nature à permettre l'identification de toute personne ayant contribué à la création d'un contenu". Cette disposition, toujours en vigueur, interdit concrètement l'anonymat sur Internet.

Oui mais voilà (tiens-toi bien) : l'application de la disposition en question était sujette à la publication d'un décret d'application (par l'exécutif, donc) qui n'avait pas encore eu lieu à la date des faits.

Par conséquent, dans l'affaire qui nous occupe, l'anonymat du vrai responsable de la contrefaçon n'a pas pesé contre l'hébergeur. Mais aujourd'hui, le résultat serait différent : l'hébergeur est tenu par la loi de conserver et de révéler l'identité de l'utilisateur. Cette fois-ci, l'incertitude et la confusion changent donc de côté.

Le système judiciaire met 8 ans à rendre son verdict définitif, mais le législateur révise sa copie tous les quatre ou cinq ans et l'exécutif ne suit pas toujours. D'où une confusion permanente quant à la portée des arrêts rendus : impossible de savoir si telle ou telle décision fait autorité si la loi qu'elle est censée appliquer n'est plus en vigueur, ou si certaines de ses dispositions restent lettre morte pour cause de paresse de l'exécutif !

Sur le fond, effectivement, le raisonnement est très contestable : estimer que le simple placement de publicités (que j'imagine affichées automatiquement par une régie) sur ou autour des pages hébergées suffit à transformer un hébergeur en éditeur, c'est réécrire à la fois la loi et la directive qu'elle est censée transposer.

En outre, même si la cour n'est pas très claire sur ce point, elle semble retenir un autre critère "à charge" contre l'hébergeur : le fait que le service chez.com permet de créer ses pages perso directement en ligne. Je ne vois pas du tout d'où la cour de cassation tire que la fourniture de ce type de service, en soi tout aussi technique que le stockage, relève de l'activité d'éditeur (mais encore une fois, j'analyse à chaud).

Au final, à l'objectif politique de réduction au minimum des cas de safe harbor s'ajoute pour les FAI et hébergeurs un sentiment d'insécurité juridique quant à la portée des lois et décisions de justice qui les concernent. Du coup, ils en déduisent (à juste titre) que le seul moyen d'être tranquilles, c'est de censurer leurs clients en amont. Voir à ce titre la mésaventure dont a été victime avec Free le blogueur h16.

Bon, j'espère avoir t'avoir plus éclairé que confus !

Bonne soirée.

Rubin

PS : En relisant cette réponse, je me rends compte que j'ai écrit plus que prévu, et que ça ferait un assez bon billet de blog. Ça t'ennuie si je poste le tout chez moi ?

Wednesday, February 3, 2010 — 7 comments

Barack Obama sur la neutralité du net

À comparer avec les sorties quasi-quotidiennes de membres du gouvernement français sur les dangers de l'Internet...

Il ne vous aura pas échappé que cette émission proposait au président des États-Unis de répondre, sur YouTube, à des questions posées par des Américains via Internet. Exactement l'inverse, sur la forme comme en termes de concept, de la rencontre du 3ème type récemment diffusée par TF1 entre son homologue français et onze de ses sujets triés sur le volet.
Tuesday, February 2, 2010 — 0 comments

iPad, l'ordinateur automatique

Après quelques lignes à chaud, j'avais prévu d'écrire quelque chose de plus long et de plus fouillé sur l'iPad. Mais le temps manque, et très franchement, beaucoup, beaucoup de gens ont fait en l'espace de deux jours beaucoup mieux que moi.

Je me contenterai donc de vous traduire une partie du billet que John Gruber a publié sur le sujet, qui synthétise parfaitement mon opinion de principe sur l'iPad, au-delà des questions d'ordre purement technique (multi-tâche, webcam, etc.) :

Avant, pour conduire une voiture, vous, le conducteur, deviez manipuler une pédale d'embrayage et une levier de vitesses pour que la transmission change manuellement de vitesse lorsque vous accélériez et décélériez. Vint ensuite la transmission automatique. Avec une automatique, la transmission devient entièrement abstraite. L'embrayage disparaît. Pour accélérer, vous appuyez simplement plus fort sur la pédale.

C'est ce qu'Apple est en train de faire avec l'informatique. Une voiture à transmission automatique passe encore les vitesses ; mais le conducteur n'a pas besoin de le savoir. Un ordinateur tournant sous iPhone OS a encore une arborescence de fichiers hiérarchique ; mais l'utilisateur ne la voit jamais.

Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de compromis à faire. Les amateurs de voitures (et les authentiques experts comme les pilotes de course) conduisent encore des voitures à transmission manuelle. Elles offrent plus de contrôle ; elles sont plus efficientes. Mais la vaste majorité des voitures vendues aujourd'hui sont des automatiques. Il en sera de même avec les ordinateurs. À terme, la vaste majorité seront comme l'iPad en termes du degré d'abstraction de l'ordinateur sous-jacent. Les ordinateurs manuels, comme les Macs et les PC sous Windows, passeront lentement du standard à la niche, intéressant uniquement les experts, les amateurs et les développeurs.

Gruber a tout juste : l'annonce et la présentation de l'iPad ont eu un effet moindre, auprès des experts et autres geeks, que celles de l'iPhone, tout simplement parce que la technologie employée est assez largement identique. Il faut se souvenir des cris et des hourahs entendus dans la salle de conférence où, en 2007, Steve Jobs a révélé le premier iPhone et son interface multi-touch. Il est logique qu'une interface déjà vue ne produise pas les mêmes réactions deux ans plus tard.

Mais mercredi, Apple a en réalité révélé la partie la plus importante de sa stratégie : l'interface de l'iPhone n'était pas spécialement destinée à être utilisée sur un smartphone ; depuis le début, elle a été conçue pour remplacer nos bonnes vieilles interfaces graphiques, qu'il s'agisse de Windows, Mac OS ou Linux.

L'interface des premiers ordinateurs "personnels" était entièrement basée sur l'entrée de texte à l'écran : pour les utiliser, il fallait, au sens propre du terme, apprendre un nouveau langage. Puis Apple inventa l'interface graphique, dans laquelle la souris remplace la saisie de codes abscons sur un écran noir, et les ordinateurs envahirent les maisons encore plus vite qu'ils n'avaient été adoptés par les entreprises.

De même, jusque récemment, le mot "ordinateur" renvoyait à un ensemble composé d'un écran, d'une tour et d'une forêt de câbles. Mais en quelques années, le PC de bureau a pratiquement déserté les foyers pour céder la place au portable, plus simple à installer et transportable d'une pièce à l'autre, d'un lieu à l'autre.

En portant l'interface multi-touch de l'iPhone sur un écran de 10 pouces, Apple démontre que l'iPad n'est absolument pas un "gros iPhone" : au contraire, c'est l'iPhone qui était un "petit iPad", première étape d'une nouvelle réinvention de l'interface utilisateur. À ce titre, l'iPad est le témoin d'une (r)évolution dans un premier temps essentiellement technique : c'est un "ordinateur automatique", une simple dalle de verre et d'aluminium dont l'utilisation ne requiert pratiquement aucun apprentissage. Un enfant de 5 ou 10 ans pourrait utiliser un iPhone ; il en sera de même avec l'iPad.

Évidemment, toutes les révolutions techniques de cette ampleur entraînent d'autres révolutions, notamment en matière de distribution et d'accès à l'information — les industriels préfèrent parler de "contenus", mais c'est bien d'information qu'il est question. Dès lors, en ce qu'il rend l'accès à l'information véritablement libre (c'est-à-dire à la fois intuitif et immédiat), l'iPad n'est certainement pas le fossoyeur de la "gratuité" honnie par les uns ou du "piratage" combattu par les autres.

Il n'est pas exclu que l'industrie musicale, les studios, l'édition, la presse, etc. y trouvent de nouveaux débouchés, et de quoi étoffer des business plans qui commencent à dater. Mais les revenus ne tomberont tout cuits dans la bouche de personne : inlassablement, l'innovation appelle l'innovation. C'est cela, le progrès.
Friday, January 29, 2010 — 16 comments

L'iPad, aboutissement de la révolution numérique ?

La presse en ligne, en 1981, c'était ça :

Trente ans plus tard, ce sera apparemment plutôt ça :


Drôle de paradoxe : même si toutes les fonctionnalités attendues sont là, mais sans plus (certaines sont mêmes absentes, comme la webcam), on sent bien que l'iPad constitue une espèce de ligne d'arrivée à l'issue de l'immense chemin parcouru depuis l'époque préhistorique de la vidéo ci-dessus.

Je m'arrête ici pour ce soir. J'ai très envie d'écrire un billet sur l'iPad, mais je préfère attendre un peu, histoire d'essayer de dépasser le niveau "réaction à chaud".
Wednesday, January 27, 2010 — 2 comments