Malthus, quand tu nous tiens
Publié : 9 août 2011 Classé dans : Non classé 2 Commentaires »Ceci est un post publié au départ sur Google+, mais que je n’ai pas pu rendre public parce que la publication originale d’Erwann Gaucher ne l’autorisait pas. Je le recopie donc ici pour diffusion un peu plus large.
De mes années d’avocat, je garde le souvenir de discussions récurrentes entre confrères sur le thème : "De toute façon, y’a trop d’avocats en France, on ne peut pas en vivre convenablement". Michèle Alliot-Marie, paix à sa carrière politique, avait même en son temps proposé d’instaurer un numerus clausus (qui existe déjà un peu) à l’entrée des centres de formation.
On se pose maintenant la même question pour les journalistes et, j’en suis à peu près certain, pour la plupart des professions "à statut" : il y a probablement trop de pharmaciens, trop d’agents immobiliers, trop de dentistes, et peut-être même trop de souffleurs de verre.
J’ai même entendu un taxi parisien me dire qu’il y avait trop de taxis à Paris, et que c’était pour ça qu’on n’en trouvait jamais. (Ne lui parlez pas de New York, ça pourrait l’affoler.)
Je ne saurais dire si tout cela est d’abord le signe d’une société en repli face à l’avenir, ou d’une méconnaissance crasse des principes économiques de base (ceux qui permettent, justement, de vivre en société sans s’entretuer).
Probablement un peu des deux.
Enfin, bref, lisez le billet d’Erwann, il est rafraîchissant.
ah, et puis il u a trop d’élèves dans les crèches et dans les classes, aussi. on devrait mettre un numérus clausus dès la maternité.
Le numérus clausus ne ferait que créer ou renforcer une pseudo élite, ce qui est une mauvaise chose. maintenant, former des journalistes aujourd’hui, et je le dis d’autant plus que ca fait partie de mon boulot, c’est criminel.