La leçon d’économie de Google à la FTC et à la presse

Toi aussi, apprends l'économie d'entreprise avec Google :

Les marges élevées que les journaux ont réalisées dans le passé étaient basées sur une rareté artificielle : un choix limité pour les annonceurs comme pour les lecteurs. Avec Internet, cette rareté a été retirée et remplacée par l'abondance. Aucune proposition politique ne pourra ramener le chiffre d'affaires des journaux à ce qu'il était avant l'émergence de l'information en ligne. Il ne s'agit pas d'opposer des dollars analogiques à des centimes numériques, mais plutôt de comprendre de façon réaliste la façon de gagner de l'argent dans un monde d'abondance de concurrence et de choix pour le consommateur.

La plaquette de cours dans son intégralité a été adressée à la FTC américaine, en réponse aux recommandations de cette dernière en matière de "décisions politiques potentielles de nature à soutenir la réinvention du journalisme".

Conclusion :

Les défis auxquels l'industrie de l'information fait actuellement face sont des problems commerciaux, non pas juridiques, et ne peuvent être traités de façon efficace qu'avec des solutions commerciales. Les propositions de régulation qui remettent en cause le fonctionnement de marchés en bonne santé et empêchent la marche du changement ne sont pas la solution.

Illustration avec le Huffington Post, dont le modèle économique est détaillé par Benoît Raphaël :


Le modèle économique du Huffington Post ? La gratuité et la publicité. Mais une publicité bâtie autour de la mise en scène de l’information. Chaque sujet de conversation devient un média à part entière et organise les contenus autour des communautés qui s’y intéressent. C’est ce qu’ils appellent les Big News Pages.

Alors, le journalisme a-t-il vraiment besoin de recommandations politiques pour se réinventer ?

(via Jeff Jarvis)

2 Commentaires on “La leçon d’économie de Google à la FTC et à la presse”

  1. do dit :

    par exemple, les personnes âgées de mon patelin, qui n’achètent le journal que pur les avis de décès, pourraient former une communauté internet sur le thème “Nécro”, avec des pubs pour les entreprises funéraires. et j’imagine d’ici “la mise en scène de l’information”! je plaisante, mais c’est vrai que sans les avis de décès (annonces à 300€ + et abonnements du 4ème âge) , le journal d’ici n’existerait plus depuis longtemps.alors que sur le Web, moi qui ne m’informais plus, je me remets à me tenir au courant de plein de choses.

  2. Rubin Sfadj dit :

    Pareil pour moi. Je lis beaucoup, beaucoup plus depuis que j’ai adopté Google Reader et consorts. Et surtout, des sources beaucoup plus diversifiées.


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