Dette de l’État : la démagogie ne fait plus recette
Publié : 28 janvier 2010 Filed under: Non classé 7 Commentaires »
Selon un sondage Ifop publié hier soir par le Figaro, 72% des Français pensent que la crise ne justifie pas de reporter l’effort de réduction de la dette.
Mieux : 75% des sondés se disent “inquiets” en pensant au déficit public et à la dette de l’État, quand 92% s’accordent à reconnaître la nécessité de “réduire les dépenses”.
Il ne faut jamais désespérer. Voilà qui coupe l’herbe sous le pied d’une classe politique dont la plupart des membres misaient sur le peu d’intérêt des Français pour de si basses questions d’intendance. Et qui achève de démontrer le caractère factice de l’émission de télé-réalité présidentielle de lundi soir sur TF1, au cours de laquelle le mot “dette” n’a pas été prononcé une seule fois. Le président s’y est tour à tour présenté comme un capitaine d’industrie, un spécialiste en agronomie, une assistante sociale… mais en éludant la gestion des finances publiques, il a oublié de jouer son rôle le plus important : celui d’homme d’État.
Les états-majors vont-ils pour autant ajouter la réduction des déficits et la maîtrise des finances publiques à leurs thèmes de campagne pour les élections régionales ?
Wait and see. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle donnée démontre qu’il existe en France un espace politique pour un discours mesuré et responsable en matière de politiques publiques. David Brooks avait décidément raison : les populistes perdent toujours à la fin.
La gauche a un putain de boulevard en 2012 sur le sujet des dépenses publiques, qui ont explosé avec l’UMP. C’est du pain béni. Mais je pense qu’ils sont trop bêtes pour en profiter…
” Paul said…La gauche a un putain de boulevard en 2012….”Oui enfin, c’est facile en même temps. Nous vous est-il pas venu à l’idée que ré hausser l’indemnité de chômage partiel de 60 à 75% et les innombrables aides données à nombre d’entreprises en difficulté depuis près d’un an pourrait y être pour quelque chose? http://myelife.my-webs.org/myBlog/
Jean-Michel Apathie a peut-être tort de désespérer, à moins que ce ne soit une technique de com’ (c’est probablement un peu le cas). Sa parole est entendue, il faut qu’il continue ! http://blog.rtl.fr/aphatie/20100128/L-etrange-conference-sur-les-deficits-publics-28-01.html
@Paul : La gauche est encore bloquée, du point de vue du discours, dans la logique du tax & spend primaire. À voir…@Alainbo : J’ai du mal à voir le rapport entre le commentaire de Paul et votre réponse. Pouvez-vous préciser ?@Jean-Charles : Il a le mérite d’avoir été l’un des premiers chroniqueurs mainstream a en faire son cheval de bataille, c’est sûr. Il s’agit moins (à mon avis) d’une technique de com que d’un style d’écriture…
@Rubin Sfadj: Aucun rapport, désolé, c’est une erreur le commentaire n’était pas destiné à cet article.
+1 C’est effectivement inquiétant que la dette française ne soit pas un sujet politique. Ce d’autant plus qu’au-delà de la France même, cela affecte indirectement l’ensemble de la zone Euro. Ceci dit les 92% (un score soviétique) favorable à la baisse des dépenses ne seront pas aussi enthousiastes lorsque cela les affectera directement. Mais c’est là que le rôle d’homme d’Etat doit commencer.
@Wallen : Exactement !