Le cercle vicieux des aides à la presse
Publié : 30 décembre 2009 Classé dans : Non classé 1 Commentaire »Gros coup de nerfs de Thierry Crouzet, en réaction à la publication par le Monde du montant et de la répartition des aides publiques à la presse en ligne.
Le principe même des aides d’État à la presse est plus que discutable dans une démocratie. Plus la production et le partage de l’information se démocratisent, moins cette anomalie semble justifiée. Surtout si on jette un œil aux habitudes étatiques en matière de critères de sélection.
Économiquement, il s’agit du versement d’une rente basée au mieux sur des critères de fond et au pire sur l’appartenance à une corporation, à un sérail. Comme toutes les aides de ce type, cette rente retarde l’adaptation de la presse française à l’économie de l’information et du lien. C’est un cercle vicieux : la subvention masque le retard économique ; retard qui, générant des déficits, augmente la dépendance à la subvention. Comment sortir de l’ornière ? Mieux vaut ne pas compter sur l’État : qu’il décide de supprimer les aides à la presse (ou refuse de les accorder à la presse en ligne), et il sera accusé de mettre à genoux ses contre-pouvoirs. Ce sont les entreprises de presse éligibles qui détiennent la solution de leur survie sur le long terme : ne pas demander d’aides publiques, serrer les dents et être inventif. Et faire avaler la pilule à ses investisseurs.
Oui, je te rejoins globalement. Dans le détail, c’est à voir.En tout cas, je suis solidaire du Figaro: son propriétaire veut propager ce qu’il appelle "des idées saines". Il est farouchement opposé à toute aide d’Etat, et je ne comprends pas pourquoi il ne s’adresse pas à l’Etat en disant: "Nous refusons ces aides pernicieuses qui sont contraires aux idées que nous propageons dans notre journal".Donc, en soutien avec le Figaro, je n’achète jamais le Figaro.