Déclin industriel ?

Il n’y a pas de scandale à cela. Aucune rente n’est éternelle. Même Microsoft et General Motors l’apprennent à leurs dépens. Les optimistes feront valoir que le grand emprunt de Nicolas Sarkozy ou son volontarisme industriel permettront peut-être à la France de rebondir. Les pessimistes remarqueront que, face à une concurrence de plus en plus féroce, mondialisation oblige, l’équipe France semble décidément avoir bien du mal à renouveler ses élites et à produire les champions industriels de demain.

 

L’édito du Monde de ce soir, à propos des récents échecs industriels français à l’étranger. Si les optimistes n’ont que le (pas très) grand emprunt à se mettre sous la dent, ils sont plutôt mal barrés.

Et vous, vous êtes plutôt optimiste ou pessimiste ?


6 Commentaires on “Déclin industriel ?”

  1. Mortimer dit :

    En complément à l’article du Monde, celui d’Eric Le Boucher sur Slate.fr est symptomatique d’un point de vue finalement ultra-conservateur et nostalgique (à mon avis, bien sûr, à remettre en cause d’urgence) sur les rapports entre les secteurs géographiques mondiaux.Il faudra bien que la confiance dans les échanges économiques dépasse la foi dans le totalitarisme économique comme celle dans la circulation des personnes et des idées a supplanté l’idolâtrie idéologique libéralisme vs collectivisme….Le dépassement des préjugés est plus que jamais une question vitale.Article Eric Le Boucher / Slate.fr : http://tinyurl.com/y966xf5

  2. Mortimer dit :

    Pardon : en complément “de” ;-)

  3. Rubin Sfadj dit :

    Intéressant. En quelque sorte, il faut sortir de l’idée de déclin pour mieux en éviter la fatalité.

  4. Mortimer dit :

    Sortir de l’idée de déclin car il n’y a pas de déclin… il s’agit d’une notion “perdante”, dictée par un point de vue totalitariste (sur le plan économique) alors que le dynamisme économique produit par les échanges est source de richesse, y compris pour l’Europe.

  5. Rubin Sfadj dit :

    D’accord sur le principe. Mais à court terme, il y a tout de même un manque à gagner.

  6. Mortimer dit :

    Manque à gagner à court terme, certainement, c’est d’ailleurs pourquoi l’Europe doit veiller à accroitre les échanges, sur cette période et tant que les pays du BRIC ne sont pas encore arrivés à un niveau suffisant de développement, tout en agissant sur les 3 points suivants :- Poursuivre ses efforts en matières d’enseignement, de formation et de recherche, par des politiques d’état volontaristes (notamment de transferts public/privé),- Mettre en place un protectionnisme souple sur les produits et services dont la valeur ajoutée est presque nulle mais dont l’atout réside dans le faible coût de main d’oeuvre (c’est là un paradoxe apparent, que défend, par exemple, Emmanuel Todd et que pratiquent depuis longtemps les Etats-Unis),- Favoriser les échanges intra-européens (qui sont déjà très importants, mais qui devraient s’organiser selon un processus de “préférence Européenne” en matière de marchés publics au moins).On pourrait presque rajouter : – opter pour une Europe plus politique, mais ce serait risquer de se faire trop d’ennemis ;-)


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