... quand elles sont jeunes, célibataires et sans enfant :
[S]elon une nouvelle analyse de 2 000 communautés par une entreprise de recherche marchés, dans 147 sur 150 des plus grandes villes aux É.U., les salaires à temps plein médians des jeunes femmes sont supérieurs de 8% à ceux des hommes du même groupe. Dans deux villes, Atlanta et Memphis, ces femmes gagnent environ 20% de plus. Cela concorde avec des recherches antérieures de Queens College (New York) suggérant que cette situation se développait dans les grandes métropoles. Mais la nouvelle étude suggère que l'écart est plus grand que prévu, les jeunes femmes de New York, Los Angeles et San Diego gagnant respectivement 17%, 12% et 15% plus que leurs pairs masculins. Et c'est également vrai dans des zones relativement petites comme la région de Raleigh et Durham ou Charlotte en Caroline du Nord (14% de plus pour les deux), et Jacksonville en Floride (6%).
Rapidement, deux réflexions :
1. Je ne suis pas étonné que, prises dans des conditions optimales d'égalité, les femmes gagnent plus que les hommes dans les grandes villes : j'ai vu, à la fac — en France comme aux États-Unis —, qu'elles étaient déjà plus nombreuses que "nous" à mesure que j'avançais dans les études. Et meilleures.
2. Il faut se garder de toute conclusion négative du type "voilà qui ne va pas encourager la vie familiale", ou encore "c'est un signe d'inégalité pour les mères de famille" : j'imagine mal ces nouvelles générations de jeunes femmes renoncer en masse à de si bonnes carrières, et j'imagine encore moins leurs employeurs les payer moins bien à l'avenir, quand elles auront leur premier enfant mais plus d'expérience professionnelle. Je prends même volontiers le pari que les résultats de cette nouvelle étude sont le signe d'un changement profond et durable.
Bref, comme toujours, la réalité est infiniment plus complexe que les apparences. La roue est en train de tourner ; et plus que jamais, la femme est l'avenir de l'homme !
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